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Procès
Un geste irréparable
Pour cette deuxième journée d'audience, les experts se sont succédés à la barre pour tenter d'expliquer aux jurés, la personnalité complexe de Jean -Jacques Bouchoou, ce chauffeur de bus qui en août 2001, a égorgé sa fille de 5 ans avant de tenter d'assassiner son ex épouse.
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Lundi 1er décembre 2003
Rachid.B
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La deuxième journée d'audience a débuté par l'audition des médecins légistes qui ont autopsié la fillette de 5 ans. Pour ces derniers, les blessures très profondes relevées sur l'enfant démontrent que les coups de couteaux portés par Jean-Jacques Bouchoou l'ont été avec " violence et détermination ". Le même constat a été dressé en ce qui concerne les blessures infligées à son ex-épouse.
Les experts psychiatres ont dressé quant à eux, le profil psychologique de l'accusé, un portrait sans concession qui le présente comme un être brutal, sournois, violent et atteint de paranoïa.
Dans la matinée, des témoins sont venus raconter la scène à laquelle ils ont assisté malgré eux. En effet, c'est dans la rue la plus commerçante de Bergerac que ce père de famille a commis l'irréparable. Eux aussi, vont insister sur la détermination dont a fait preuve l'accusé ce 4 août 2001.
Les membres de l'association de médiation où le père et la fille ont passé la matinée sont venus confirmer aux jurés, l'amour que ce dernier portait à son enfant. La rencontre s'était bien déroulée et personne ne pouvait se douter du drame qui se préparait. Dans cette association, personne ne comprend d'ailleurs ce qui s'est passé, personne ne parvient à expliquer comment ce père a pu préférer tuer sa fille adorée plutôt que de continuer à vivre sans elle.
Après une suspension de séance, les débats ont repris avec les plaidoiries de la défense. Pour maître Benoît Ducos Ader, il s'agit de convaincre les jurés que l'acharnement dont la justice à fait preuve à l'égard de son client jusqu'à réduire son droit de visite à un samedi par mois, l'a conduit à commettre l'irréparable. Des décisions injustifiées qui ont poussé son client à bout. L'avocat s'adressant aux jurés leur a demandé de " comprendre avant de juger, l'acte désespéré de ce père ! "
Une thèse dont ne veut pas entendre parler l'avocat général qui requiert une peine d'emprisonnement de 25 ans.
Au terme de cette audience, Jean-Jacques Bouchoou a pris la parole ; il a rappelé combien il aimait sa fille avant de se tourner vers son ex femme qui est restée impassible pendant tout le procès : " Je suis le seul coupable, je te demande pardon ainsi qu'à toute ma famille " a conclu l'accusé.
Le verdit devrait être rendu lundi soir dans la soirée.
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