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Mercredi 3 décembre 2003
Var.I
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La juge d'instruction parisienne, Nathalie Frydman vient de notifier une fin d'enquête aux parties dans le cadre de l'affaire concernant l'agression du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Dans la nuit du 5 au 6 octobre 2002, ce dernier avait reçu des coups de couteau dans les salons de l'hôtel de ville alors qu'il inaugurait la première de " nuit blanche ".
Son agresseur, Azedine Berkane aussitôt interpellé avait expliqué pendant l'enquête qu'il avait eu " un déclic " en apercevant le maire de Paris.
Pendant l'instruction, deux expertises psychiatriques ont proposé pour ce chômeur de 39 ans des suites pénales contradictoires :
En effet, pour les premiers experts, Azedine Berkane présentait "un état dangereux au plan psychologique " et était en outre "dangereux pour lui-même et pour les autres".
Pour ces psychiatres, il y avait une " abolition " du discernement de l'agresseur au moment des faits, ce qui exclue toute poursuite pénale.
Mais une seconde expertise exécutée en mai 2003, faisait état d'une simple " altération " de son discernement ce qui n'exclue pas la responsabilité pénale de l'auteur.
Fin octobre, une expertise collégiale a conclu quant à elle, à l'abolition totale du discernement d'Azedine Berkane et donc à son irresponsabilité pénale.
Aujourd'hui, la décision de la juge d'instruction permet à Monsieur Delanoë et ce pendant 20 jours, de demander des actes d'informations complémentaires. Si aucun acte n'est requis à l'issue de cette période, le dossier sera transmis au parquet de Paris et celui-ci prendra ses réquisitions. Au final, il appartiendra au juge d'instruction, de renvoyer Azedine Berkane devant une cour d'assises ou de prononcer un non-lieu. Dans ce cas, le magistrat peut décider de son placement dans une unité de soins.
Suite à cette violente agression, monsieur Delanoë grièvement blessé avait du renoncer à ses fonctions pendant plus d'un mois.
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