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Mercredi 3 décembre 2003
Var.I
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Tout arrive ! Un nouveau pas vient d'être franchi lundi, lors d'une ultime réunion de bureau du CFCM : ses membres ont décidé à l'unanimité " de réfléchir, sans délai, sur les propositions de modalités de mise en oeuvre, dans le contexte français, du port du foulard à l'école" le tout " dans le respect des prescriptions de l'islam et dans la continuité des décisions prises lors du conseil d'administration du CFCM les 11 et 12 octobre 2003".
Dans son communiqué, le CFCM fait part également de "sa préoccupation sur le malaise profond que vivent les musulmans de France, notamment face à la montée de l'islamophobie et aux enjeux politiques que suscite le port du foulard".
Son président, Dalil Boubakeur qui estime qu'"Une loi d'interdiction provoquerait bien des souffrances que nous souhaitons éviter" a confirmé à l'AFP que l'objectif était de "proposer une alternative à une loi d'interdiction", dans "un souci d'apaisement" et de "conciliation".
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M. Boubakeur a également précisé que le bureau examinera toute proposition émanant soit de la communauté musulmane ou des pouvoirs publics ou encore des représentants des autres cultes, ces derniers étant eux aussi " concernés par le port de signes religieux ".
En ce qui concerne, les pouvoirs publics, le CFCM ne devrait avoir que l'embarras du choix pour débuter sa réflexion. Ses membres vont en effet, pouvoir étudier outre les multiples déclarations faites par les hommes politiques de tous bords, le rapport de l'Assemblée nationale qui porte justement sur ce sujet et qui est consultable depuis le 12 novembre dernier ainsi que celui très attendu de la commission Stasi qui devrait être rendu prochainement. Cette commission installée par le Président de la République planche depuis le 3 juillet dernier sur le principe de laïcité dans la République.
Même s'il est vrai que fort curieusement, les sages de cette commission n'ont pas jugé utile d'auditionner le CFCM. En effet, si Dalil Boubakeur et Fouad Alaoui ont été entendus, ils l'ont été dans le cadre de leur fonction respective au sein de la mosquée de Paris pour l'un et de l'UOIF pour l'autre mais nullement dans le cadre du très officiel, Conseil Français du Culte Musulman.
Mais ne jugeons pas aussi vite ! Peut-être que le CFCM n'avait pas encore décidé collectivement qu'il était temps de réfléchir sur un sujet hautement sensible.
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