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Samedi 22 novembre 2003
Rachid.B
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Coupable de "viols commis sur personne particulièrement vulnérable par auteur ayant autorité sur la victime" telle est la décision rendue par les jurés de la Cour d'assises qui ont condamné le père Auguste Woestelandt, 68 ans à douze ans de réclusion criminelle.
Philippe Boningue, 41 ans a été condamné pour "complicité de viol" à trois ans de prison ferme.
Pendant les trois jours d'audience, le père Auguste n'a cessé de proclamer son innocence. De toute évidence, il n'a pas convaincu les jurés même si les peines sont moindres que celles réclamées vendredi après-midi par l'avocat général Gilles Rognoni. Ce dernier avait demandé 15 ans d'emprisonnement pour l'auteur principal et 4 à 5 ans d'emprisonnement pour son complice.
Quant à la communauté qui réside dans ce prieuré honorablement connu, elle va pouvoir retourner à sa méditation et à sa prière mais elle ne sort pas indemne de ce procès. Son image restera sans doute, pour longtemps entachée. Les témoignages livrés par les ex-pensionnaires et les moines ont révélé au grand jour, des pratiques sexuelles généralement dissimulées, mais surtout une loi du silence telle qu'elle peut conduire à taire un viol effectué sur une personne fragile et handicapée.
David lui, semble satisfait du verdict : contrairement à ce qu'il pensait, sa parole a de la valeur ! Et pour l'ex-novice, c'est une victoire immense.
Pour aller plus loin :
La dépêche du midi
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